Non mais sans blog !

09 mars 2017

La branlada

Quelles leçons tirer du plus incroyable come back de l'histoire du foot européen ?

Cavani- Gignac même malédiction avec les poteaux.
Rien n'est jamais perdu.
Rien n'est jamais gagné.
Quand la peur change de camp, le pire est à craindre. A la 88e minute les parisiens ont eu peur et ce fut 7 minutes de panique.
L'horizon d'Emery est bouché (facile!).
On imagine du rififi dans les vestiaires du P-SG et une réunion d'urgence au Qatar. Chère payée l'humiliation !
Sarko ne prendra pas la présidence du P-SG.
Le temps finira par laver l'affront même si la statistique fatale ressortira périodiquement.
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Non mais sans blog! a voulu avoir l'opinion de Zlatan Ibrahimovic depuis Manchester.
NMSB : " Zlatan, un commentaire sur la déroute de vos ex coéquipiers ?"
ZI : " L'équipe a montré qu'elle pouvait battre un record même sans Zlatan "
NMSB : "Sérieusement, qu'auriez vous fait sur le terrain ?"
ZI " J'en Neymar de jouer les messies. Même Zlatan n'aurait pu éviter la Qatarstrophe en Qatarlogne. "
NMSB : " Le passage au 3-4-3 du Barça a t il été préjudiciable pour le P-SG "?
ZI : " Peu importe le système de jeu. Quand Zlatan était à Paris, l'équipe gagnait en jouant le 1-9-1 : un goal et 9 joueurs qui apportaient le ballon à Zlatan !"
NMSB : " Le P-SG peut-il s'en remettre ?"
ZI : " Oui mais seulement à Zlatan !"
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On trouve bien des fiascos similaires dans l'historie récente mais la remontée des catalans même aux dépens de nos compatriotes, est plus jouissive que l'effondrement brésilien 7-1 face aux allemands à Rio en 2014.
Allez haut les coeurs! Souhaitons aux P-SG une fin de saison tonitruante car le titre est à deux Doha de leur échapper aussi en France et là ....!?

 

 

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01 mars 2017

Morale et politique

 

 

On se souvient que Machiavel déconseillait au Prince la morale en politique. Les moyens pour conquérir le pouvoir puis l'exercer ne pouvaient pas se passer de la ruse, de l'ambition, de la force contraignante, de la dissimulation...

Tous les présidents de la Ve république, pour ne pas remonter plus loin, ont connu après leur élection et pendant leur mandat, leur lot de scandales plus ou moins graves (enlèvements, assassinats, cadeaux indus, suicides, famille prise en charge sur fonds publics, écoutes clandestines, escroqueries, emplois fictifs, mensonges et évasion fiscale, trafics d'influence...), certains portant sur leur probité personnelle, d'autres non.

La particularité de la prochaine élection est de poser la question de la morale des candidats avant le vote.

Intégrité, honnêteté, vertu, moralité...Attention aux termes ! La morale est -elle un ensemble de vertus dont l'honnêteté ? Combien et quelles vertus pour se présenter comme un être de morale ? Comment définir ce champ sémantique ? La simple honnêteté est trop réductrice, la morale trop vague. Alors ? Essayons quand même d'avancer.

Les français doivent apprécier un homme et un programme. Évacuons le programme qui doit a minima proposer des actions fortes, réalistes et financées. Logique de lucidité et de crédibilité. Ici pas de morale mais du souffle, de la clarté et de la comptabilité.

Pour l'homme qui porte ce programme, en revanche le screening démocratique doit inclure de nombreuses exigences : éducation (comportement et formation), force de caractère, cohérence des idées, expérience, compétence supposée pour gouverner (forcément un pari). 

Je devrais parler à l'imparfait car une certaine élection récente hors de nos frontières montre bien que les temps ont changé. Demandera t-on moins dorénavant à ceux qui parlent de renverser la table ? les 'révolutionnaires' de l'intérieur ne doivent ils plus être exemplaires ?

Revenons à la France. L'honnêteté ex ante n'était pas auparavant un critère. Cela allait de soi. On n'en parlait pas et les électeurs s'en remettaient à la République qui dressait suffisamment de garde-fous pour filtrer les ripoux, les compromis, les menteurs... (casier judiciaire, prestations de serment, déclarations de patrimoine, parrainages, presse libre, Hautes autorités...).

Toutefois, lors de scrutins locaux, ces dernières années, on relevait ici ou là certains politiques mis en examen, voire condamnés se faire triomphalement réélire, faisant la nique au système. Jubilation dans l'isoloir. Popularité issue d'un mélange d'efficacité et de clientèlisme. 

A l'échelon national et international, en revanche la probité et le lin blanc semblent toujours d'autant plus nécessaires que l'image d'un pays est étroitement associée à celle de son leader.

Mais en quoi la vertu intervient -elle ici ? De quel secours est -elle à l'action ? Ne jamais s'être fait prendre ? Ne jamais avoir été condamné ?

On ne peut se prévaloir d'être vertueux pour au moins trois raisons : 1/ c'est un présupposé pour tous les candidats, 2/ c'est inutile pour gouverner, 3/ c'est absurde comme argumentation (de quelle vertu s'agit-il ? André Conte-Sponville en comptait au moins 18 dans son petit Traité, la plus grande étant l'amour ! qui gagne le concours de vertu ? qui en est l'arbitre ? comment la mesure-t-on ?).

Si en plus, cela revient en boomerang dans la figure de celui qui met en avant sa probité, alors là ...!

Or, en France, pour avoir une chance d'être crédible comme candidat et surtout élu. il faut être issu du fameux système qui n'est, ni plus ni moins, que le code de bonne conduite démocratique que nous nous sommes fixés depuis soixante ans. Le financement des partis et des parlementaires malgré des aménagements successifs donne encore une certaine marge de manoeuvre dans l'allocation des fonds publics. Légal mais immoral. Responsable mais pas coupable.

Donc, ''jouer à fond le système" avec comme limite l'enrichissement personnel, le grand coupable !, peut en effet être légal mais non éthique.

S'il s'agit simplement de ne ''pas s'en mettre plein les poches '' pour reprendre une expression triviale, c'est alors réduire l'honnêteté à sa plus simple expression.

Ne peut on pas reconnaître quand même à nos hommes et femmes politiques quelques avantages, privilèges et matériels pour exercer leur fonction ? N'y a t il pas un risque à les transformer en fonctionnaires tatillons et falots de la politique, détaillant leurs notes de frais et prenant le bus, comme dans certains pays.

Arrêtons l'hypocrisie, venons en à l'essentiel : ce qui compte in fine c'est bien la capacité de diriger le navire de la nation parmi les écueils et défis du temps et répondre par exemple aux questions suivantes :

- quel gouvernement ? quelles alliances ?

- faut il faire entrer ou non la France dans tel conflit?

- sortir ou non de l'OTAN ?

- maintenir ou réduire la part du nucléaire ?

- organiser ou non un référendum ?

- réformer le code du travail ? la protection sociale ?

- refonder l'Education nationale ?

...

Laissons la morale à l'intime, au privé, à la religion et parlons plutôt, pour l'action politique, de sens du bien commun. Vouloir améliorer le sort de ses compatriotes ne donne aucune indication sur l'intégrité d'un individu. Vouloir laisser une trace dans l'histoire de ce fait, est une ambition légitime. Est-elle morale ? Peu importe. Si le gouvernant réussit, ne serions nous pas tolérants sur les moyens employés avant la conquête du pouvoir et pendant le mandat ? Pourquoi tout voir avec le prisme, souvent jaloux, de l'homme de la rue ?

La politique est amorale. La morale n'est pas nécessaire pour agir pour le bien commun mais elle peut rassurer certains, à tort ou à raison.

 

 

 

 

 

 

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03 février 2017

Où est passé Donald T. ?

On apprend avec effarement à connaître Donald Trump qui essaie depuis dix jours de tenir ses promesses de campagne par un déluge d'executive orders, signés frénétiquement sous les caméras. Ah la peur du parapheur vide en arrivant au bureau le matin ! Toutes ces mesures brouillonnes, contraires à l'intérêt  long terme même des USA, qui doivent être confirmées par le Congrès sont prises alors que moins de 20% du gouvernement Trump est en place et que les défections par milliers dans les ministères et les agences fédérales désorganisent le pays.

Mais où est passé notre Donald à nous, Donald Tusk, le président du Conseil Européen, première voix de l'Europe, devenue muette, atterrée ?

megaphone

Pas une décision du nouveau président américain qui n'appelle une réaction forte de l'Europe sur les principes ou parce que, par ricochet ou directement, elle sera impactée:

- commerce : les murs, les droits de douane et autres taxes à l'importation, la sortie de traités conduisent tout droit à un regain de protectionnisme et de représailles, à coup sûr un affaiblissement du commerce mondial (dixit le président chinois Xi Jinping).

- monnaie : la politique de grands travaux, nécessaire dans bien des cas, sur base de déficit abyssal, va immanquablement faire redécoller les taux d'intérêt du dollar et affaiblir l'euro. La guérilla entre la Fed et la Maison Blanche va accroitre la volatilité sur les marchés notament des devises.

- politique étrangère : le désintérêt voire le retrait de certaines alliances (TPP) ou zones géographiques (Moyen-Orient et Asie) va créer des appétits, enhardir la Russie,  les puissances régionales, la nature ayant horreur du vide. Sans oublier les provocations avec Jérusalem... Il serait temps de prendre des initiatives et de songer à repenser notre diplomatie tout en accélérant l'émergence d'une défense commune sans l'Angleterre.

- immigration : l'interdiction aveugle de tous les ressortissants de 7 pays à majorité musulmane va renforcer le sentiment anti- américain et anti-occidental et nourrir le terreau du terrorisme. Le non respect des accords pris par l'admnistration précédente, même avec de vieux alliés (cf. l'épisode vaudevillesque avec l'Australie) est de nature à fragiliser dans l'avenir toute coopération avec les USA.

- écologie : les permis pour les grands pipelines et le forage à tout-va du gaz de schiste, la chimère du charbon propre (il faudra qu'on m'explique !) vont défigurer le pays, augmenter le CO2 dans l'air. L'accord de Paris est menacé. Le climatoscepticisme est à son apogée.

- sociétal : les nominations envisagées sont des provocations pour bien des américains (Cour Suprême, Justice) laissent craindre un retour au 20e, voire au 18e siècle. Je ne crois pas que les pères fondateurs dans leur sagesse aient jamais souhaité une Constitution immuable.

Après la phase de sidération (pourtant tout cela n'était il pas prévisible ?), l'Europe décidera t-elle de parler d'une seule voix et fortement car l'inquiétude grandit avec les nouvelles incertitudes venues de Washington.

Seule l'Europe peut rassurer un monde fragmenté. L'occasion où jamais d'unifier notre continent, autour non pas d'un grand dessein, mais simplement contre le mauvais dessein de l'Amérique. En attendant mieux !

 

 

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27 janvier 2017

Gambit autour de la Gambie

Je dédie ce billet à Pateh Sabally, ce jeune gambien noyé dimanche à Venise sous le regard, les smartphones et les insultes des passants. Honte à nous.

Un gambit est un terme du jeu d'échecs pour désigner un sacrifice matériel réalisé tout de suite en vue d'obtenir un avantage stratégique décisif par la suite. Cela donne à la partie un ton offensif car si elle ne se concrétise pas comme prévu par des gains de position, l'infériorité temporaire devient alors un retard insurmontable.

La partie qui s'est jouée en Afrique autour de la Gambie est intéressante à ce titre.

Enfin, nous avons assisté à un vrai succès pour la CEDEAO qui a fait respecter le verdict des urnes et triompher les aspirations du peuple gambien. Mais le plus difficile reste à mener.

Dans un premier temps, asseoir le pouvoir du nouveau président avec un apaisement des tensions en direction de ceux qui, amers, pensent ne jamais voir Jammeh derrière les Barrow de la CPI et aussi beaucoup de vigilance en direction de l'imprévisible exilé de Guinée-Equatoriale qui ne voudra pas tomber si facilement dans l'oubli et guettera les signes de faiblesses du nouveau pouvoir.

L'appui du grand frère sénégalais est donc crucial en termes militaire et économique car gambiens et sénégalais sont frères et se disent tels. L'afflux récent de pick-ups immatriculés BJL (Banjul) à Dakar dans les jours qui ont précédé l'ultimatum du 19 janvier le montrait clairement. Chaque gambien a de la famille au Sénégal. Et gambien même ce ne serait pas le cas !

Mais il faut imaginer et préparer la suite à plus long terme, envisager l'avenir de manière résolue

La fragmentation actuelle n'a aucun sens, la partition géographique et politique du Sénégal est inepte. Il n' y a qu'à lire une carte. Bien des Dakarois ne sont jamais allés à Ziguinchor.

Alors, imaginons dans cinq ou dix ans un ensemble Sénégal - Gambie- et même Guinée-Bissau (peu ou prou les mêmes peuples) unifié. Quel élan ! Quelle dynamique de croissance ! L'avantage de joindre la Guinée-Bissau, état instable aux perspectives de développement modestes même au sein de l'UEMOA, serait d'éviter un face à face Sénégal - Gambie perçu comme trop déséquilibré, pouvant ressusciter de vieilles rancoeurs et la peur d'une vassalisation de la Gambie.

Bien sûr, il faut rassurer les élites des petits pays qui pensent avoir tout à perdre en ralliant un grand ensemble et ont souvent beaucoup à se reprocher. Mais les peuples eux ont tout à gagner. Fin des guérillas, de l'insécurité, du narcotrafic, moralisation de la vie publique, libre circulation sur tout le territoire, accessibilité à des ressources élargies, éligibilité aux programmes de développement multilatéraux plus facile et stabilité politique autour d'éléctions régulières et démocratiques. La communauté interntionale ne manquerait pas d'encourager du porte-monnaie avec enthousiasme cette avancée de la raison et de la lucidité faisant progresser la paix et le développement.

Le regroupement historique pourrait se concevoir graduellement autour d'un grand Sénégal, avec le risque de reproduire l'échec de la Sénégambie de l'époque Diouf qui était un essai méritoire mais trop timide. Mais on peut aussi évoquer un big bang, à l'image mutatis mutandis de la réunification de l'Allemagne qui était un pari plus qu'osé et qui reposait sur l'effondrement proche de l'URSS et le charisme des personnalités de l'époque. Est-il reproductible dans la foulée de l'installation d'Adama Barrow ? La question mérite d'être posée !

Adama Barrow n'a pas d'expérience politique. Atout ou faiblesse ? Après tout, on en a vu d'autres à la tête de pays bien plus grands !

Libre des vieux schémas politicards ou rancuniers, il aura peut être à coeur dans ses cent premiers jours de tracer un grand dessein et de profiter de la dynamique créée par son élection.

Pourquoi ne pas envisager un référendum dans les trois pays sous les encouragements de la CEDEAO, de l'Union Africaine, de l'ONU et avancer avec ceux qui veulent ?

Certes les défis et les obstacles à l'intégration des anciens adversaires sont immenses et les contre exemples malheureux sont légions y compris en Europe soumise à des tentations centrifuges et alors même qu'il n'y a pas de frontières à effacer.

Ce processus se situe clairement dans un temps long (plusieurs décennies) mais le cap doit être montré rapidement.

Quels 'joueurs' politiques habiles et décidés auront le courage du sacrifice immédiat de petits intérêts alors que le moment est peut être venu ?

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22 janvier 2017

Afrique : on aimerait être 'détrumpé' mais...

Il existe assez peu de traces du passage de Donald Trump en Afrique.

Si on a bien vu ses fistons plastronner de manière obscène devant des carcasses de gros gibier, on ne trouve pas la moindre Trump Tower, le moindre casino ou un quelconque business du milliardaire au Maghreb ou au sud du Sahara.

Le verbatim de sa campagne, même dans la partie non censurée réservée aux plus de 18 ans, laisse très peu de place aux sujets africains, parents (très) pauvres face aux thèmes dominants latinos et asiatiques. Trump a encore moins parlé de l'Afrique que de l'Europe, c'est dire!

Sa réflexion sur de nombreux sujets complexes du continent pourrait donc se limiter aux notes concoctées par ses équipes... à condition qu'il les lisent et accepte d'apprendre. Une vision messianique, superficielle et brouillonne est la dernière chose dont l'Afrique a besoin.

Allons, soyons justes. De l'Afrique, Donald Trump connaît au moins le Roi Lion, comme le prouve la vidéo sur l'humiliation magistrale qu'il subit de la parte d'Obama, lors du dîner des correspondants de la Maison Blanche le 30 avril 2011 qui, d'après la légende, le décida à se lancer dans la course présidentielle pour rendre sa revanche.

Alors, on me dit : 'Attendons, ne jugeons pas encore. C'est trop tôt. Le pouvoir peut rendre réaliste, pragmatique. Le Congrès veillera. Il y a des garde-fous constitutionnels (!). La campagne est une chose, la Maison Blanche une autre.... Qui sait?'

La fortune de son équipe supérieure à bien des PIB de la région ? ''Pur argument démagogique !''...

Bon admettons. Mais tout affairé au détricotage empressé des mesures phares de la présidence Obama, l'Afrique ne sera clairement pas sur l'agenda présidentiel avant longtemps.

Avec ses embardées conceptuelles, pouvant tout dire et son contraire, ne reconnaissant jamais d'erreurs, très éloigné des valeurs d'humilité et d'écoute que requiert la compréhension des peuples d'Afrique, peut-on imaginer un quelconqu'intérêt du nouveau président dans les quatre prochaines années ?

La créativité, la résilience, une démographie dynamique, une classe moyenne offrant des débouchés pour l'Amérique, des rentabilités souvent élevées devraient pourtant trouver un écho chez l'homme d'affaires.

Faut-il que les laissés-pour-compte dont il s'est fait le champion soient uniquement les 'vieux blancs de la Rust belt' ?

Je ne compte pas trop non plus sur son entourage familial et politique pour corriger le tir (cf. auditions devant le Congrès), pour plaider la cause du continent. La future diplomatie pilotée par l'ancien président d'Exxon ne me rassure pas. Même le pétrole du golfe de Guinée jadis objet de toutes les convoitises pour faire pendant au brut saoudien, est passé au second rang à l'heure du gaz de schiste et de prix faibles.

Après le chaos qui a suivi les printemps arabes, nostalgique de Moubarak et de Khadafi, Trump ne fera pas pression sur les autocrates en place. C'est un signal pour les 'hommes forts' de tous poils qui sont encore aux manettes dans de trop nombreux pays.

Seul le terrorisme du Nigéria à l'Egypte, en passant par le Sahel pourrait entraîner une réaction de sa part pour autant que les USA soient menacés mais même là, les rodomontades, les jugements à l'emporte-pièce ("éradiquer rapidement les terroristes de la surface de la terre") risquent d'avoir un effet contraire et de montrer l'impuissance.

Tonitruer, tweeter, signer des parapheurs ne suffiront pas pour que les choses s'accomplissent, que la réalité se plie comme dans une émission de télé réalité. On peut craindre du '' you're fired!' dans les couloirs de l'administration.

Heureusement, l'Afrique face au retrait des Etats-Unis qui remonte bien avant la présidence Obama, s'est tournée vers d'autres partenariats. Et le secteur privé, les fonds d'investissements, les ONG... souvent américains d'ailleurs, ont pris le relais.

Mais, après tout, Obama, hormis une poignée de visites à forte portée symbolique et le bref sentiment de fierté des africains de voir l'homme le plus puissant du monde être de couleur, n'a pas fait grand chose, naturellement plus porté vers l'Asie et ses enjeux de soft power.

Peut on exiger plus de son successeur ?

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30 novembre 2016

Primaries in Paris

Après les matchs de boxe d'anthologie Rumble in the Jungle et Thrilla in Manilla des années 70 qui avaient mis en vedette Mohammed Ali contre Joe Frazier et George Foreman, nous venons d'assister à Paris à ce que la politique hexagonale peut faire de mieux en terme d'affiche: Primaries in Paris avec plus de 4 millions de téléspectateurs voteurs.

Sur le ring, à ma droite, le sourcilleux Abbé Fillon dit le moine de Solesmes, chasuble carmin. A mon centre droit, Frère Alain dit le bonze de Bordeaux, sari orange, droit dans ses sandales. Deux poids lourds, affichant sur la balance soixante dix ans de vie politique à eux deux.

Deux athlètes de la campagne électorale, au sommet de leur art, compétents et affûtés pour remporter la couronne de président.

Le match se joue en trois rounds : 1/ économie 2/ social 3/ sécurité et diplomatie.

Les gants ne sont ni beurre frais ni en pécari. ça cogne. Les uppercuts et les crochets (mais uniquement du droit) pleuvent : réactionnaire moyenâgeux, allié du djihadisme, brute, réformiste mou, russophile, bacharite, désétatiseur, massacreur de fonctionnaires, suppôt de la gauche, crypto centriste, fossoyeur de la Sécu...

Quoique de gabarits assez comparables, l'Abbé semble en vouloir le plus. Les presque dix ans qui le séparent de son aîné se ressentent dans le jeu de jambes.

Dans les travées, les supporters du perdant du précédent combat, Nico Sarko, donnent de la voix pour galvaniser leur favori, Fillon.

Et au coup de gong du 3e round, la messe est dite. Le bonze est dans les cordes, sonné pour le compte et deux juges sur trois attribuent la joute à l'Abbé Fillon. Beau joueur, frère Alain jette le gant et l'éponge et félicite son vainqueur tandis que Nelson Montfort lui prodigue en trois langues des paroles de réconfort.

Les commentaires vont bon train toute la soirée, dans les gazettes, sur les antennes et dans les QG : champagne à Sablé, de l'eau à Bordeaux.

Une autre primaire est attendue en janvier prochain et puis viendra le grand combat du printemps pour le titre unifié. Prenez vos billets et vivement le joli mois de mai.

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29 novembre 2016

Ne m'appelez plus Jean- Luc ...!

L'escarmouche entre el guerillero Melenchón et le révolutionnaire à la retraite Cohn-Bendit dimanche soir en direct était saisissante à plus d'un titre.

Deux personnalités aussi denses et pittoresques à la fois du PPF et du PAF nous promettaient une empoignade virile. Que nenni, de baston il n'y eut point.

Mélenchon, tout frais revenu de la plaza de la Bastilla ou de la Republica où il avait rendu hommage au Lider Maximo cubano, commentait benoitement le résultat de la primaire à droite.

Soudain, Dany le rouge devenu vert (clair) l'interpella : "Jean-Luc tu....". Mélenchon vit rouge, une habitude chez lui et demanda in petto au malotru de lui donner du "Monsieur Mélenchon" et du vouvoiement. Non mais...!

Cohn-Bendit se drapa tout de go dans sa dignité et lui dit grosso modo" va te faire f.. . Je ne te parle plus dans ces conditions !"

Toute l'ambiguité est là. Les français veulent un langage simple et direct de la part de leurs élus. En revanche, ils détestent la connivence du microcosme politique. Toutes les têtes d'affiche se connaissent par coeur, bien sûr, pour avoir travaillé ensemble ou polémiqué sur les plateaux télé depuis des décennies. Personne n'est dupe.

Au même moment, paradoxe, les chefs de la droite qu'on aurait pu imaginer policés et coincés se donnaient du "Alain", du "François" et du tutoiement.

Alors Cohn- Bendit est-il un mal élevé doublé d'un mauvais coucheur ? El Melenchón, revenu de Caracas et de la Havana a t-il las chevillas enfladas?

Pas si sûr ! Mais au lieu d'un choc de titans sur la barricade, on n'eut qu'un flop entre deux gamins boudeurs au grand dam de l'intervieweur blond.

Chacun d'applaudir alors: "Bien fait pour les médias" toujours prêts à enflammer le débat par des castings abrasifs.

Morale de l'histoire : ne pas mettre deux fauves dans la même cage pour faire de l'audimat. L'ego peut tuer le combat.

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26 novembre 2016

El Comandante

Il aura "vu" onze présidents américains, subi des dizaines de tentatives d'assassinat, rarement un homme, Fidel Castro, aura autant incarné son pays qu'il aura définitivement placé sur la carte du monde.

Défilent alors dans notre mémoire Che Guevara, la Baie des Cochons, la crise des missiles, les boat-people fuyant dans les années 90 vers les côtes américaines à moins de 100 km, la grande messe papale, les discours baroques interminables...

Du jeune barbudo au cigare, volubile, juché sur son pick up en 1959 au vieillard chevrotant, hagard en survêtement, plus d'un demi-siècle.

Horrible tyran, fusillant, emprisonnant et asservissant la petite ile ou Bolivar des Caraibes délivrant, éduquant et soignant son peuple, narguant l'Oncle Sam, chacun doit choisir son camp.

Libérateur courageux d'un affreux régime corrompu mais ensuite geôlier impitoyable de son peuple, les commentateurs doivent prendre l'ensemble du parcours en compte.

Embrasser Brejnev ou s'incliner devant Jean-Paul II, Fidel a toujours fait le grand écart avec aplomb.

Son modèle autarcique imposé par l'embargo américain partiellement levé a laissé quelques beaux succès dans les secteurs de l'éducation et de la santé jusqu'à exporter médecins contre pétrole. Le sport aussi avec les sauteurs, les boxeurs, les coureurs des JO.

L'absence de liberté, la pauvreté dans l'égalité n'ont pas beaucoup d'attrait sous nos latitudes. Restent le folklore, la Havane figée dans son passé, la salsa, les plages, les posters révolutionnaires...

Ceux qui se réjouissent à Miami ont-ils voté Trump ou bien oublié d'aller voter Hillary ? Les relations annoncées par Trump seront à suivre évidemment car ces mots menaçants prononcés à la légère durant la campagne ne seront probablement pas suivi d'effet

Lointain disciple du grand Simon Bolivar, Fidel fut le Lider maximo mais pour des résultats minimaux.

Hasta la victoria siempre !

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24 novembre 2016

SARKO ZY END ?

Non mais sans blog a pu interroger Nicolas Sarkozy dans sa nouvelle vie.

NMSB : " M. Le Président..."

NS : " Appellez moi Nicolas..."

NMSB : " Pour la 2e fois, Nicolas, vous renoncez définitivement à la vie politique. Peut-on vous croire ?"

NS : " Oui comme pour la première fois ! J'ai perdu la présidentielle de 2012, la primaire de 2016 et j'entends me présenter à la présidence de la copropriété du Cap Nègre où je me bats pour installer le tout-à-l'égout depuis 2008. Ce n'est pas gagné".

NMSB : " Est-ce bien sérieux !"

NS : " Oui, il était trop tard pour s'inscrire cette année au concours de Miss France 2017 mais je ne renonce pas pour l'an prochain''

NMSB : " Regrettez vous les excès de la campagne, les gaulois, les frites ...?"

NS : " Pas du tout, c'est à Mayotte territoire à 95% musulman que j'ai fait mon meilleur score. Double ration de frites pour tout le monde ! ".

NMSB :" Votre énergie va manquer à la France ! "

NS : " Ne vous plaignez pas. Vous aurez à la place l'austérité du moine de Solesmes ou le sérieux du bonze de Bordeaux "

NMSB : " Trouvez vous les français ingrats à votre endroit ?"

NS : " Je ne veux pas dire de mal des français, ce n'est pas dans mon tempérament mais le procès en 'bling bling' qui m'a été fait depuis le Fouquets était très exagéré. Pour 2 €, moins de 10% du corps électoral m'a poussé dehors. Une affaire non !?"

NMSB :" Carla a-t-elle pesé dans votre décision ! "

NS : " A dire vrai oui. Elle veut que je devienne juré à The Voice pour avoir une chance de gagner "

NMSB : "Giulia est-elle contente d'avoir enfin son papa à la maison ?"

NS : " Parfois elle ne comprend pas quand je lui dis qu'il faut jouer moins pour travailler plus à l'école "

NMSB :" On vous sent plus décontracté, avec moins de tics "

NS : " J'ai fait de la maladie de Lyme mon prochain combat "

NMSB : " Allez vous retrouver les Clinton et Blair sur le circuit des conférences ?"

NS : " Sûrement car je commence ma traversée du désert par celle du Qatar, mais j'ai dû baisser mes tarifs avec les défaites et accepter des paiements en riyals. Obama a même l'intention de parler gratis. Celui-là, quelle plaie !"

NMSB : " Avouez que vous auriez adoré travailler avec Donald Trump !"

NS : " Au delà de notre ressemblance physique flagrante, nous avions de vrais points de convergence : femmes mannequins, vocabulaire imagé, approximations, idées de droite décomplexée, fermeture progressive du pays, écolo-scepticisme, look bling bling... Ne manquait que la Sarkozy Tower à Neuilly".

NMSB : " Par quoi était dicté votre choix en faveur de François Fillon dimanche ?" 

NS : " Je l'ai coaché pendant cinq ans. L'élève parfois dépasse le maître mais je l'ai déjà prévenu que je n'accepterai pas de poste de premier ministre s'il est élu. Un remake à la française du tandem Poutine - Medvedev en 2022 ne fonctionnera pas, notamment avec les électeurs. Mais je ne suis pas sûr que Juppé ne me mettrait pas les juges aux fesses s'il était en situation. Fillon a bien essayé avec Jouyet et il s'est fait peur. Je devrais être tranquille pendant son mandat ! "

NMSB : " On entendra parler de vous quoiqu'il arrive. Faisons en le pari ! Quel est votre planning pour les prochaines semaines ?"

NS : " Il faut d'abord que je m'occupe de quelques cas difficiles dans mon entourage : Hortefeux, Guéant, Dati... il faudra sûrement que j'intervienne pour les recaser, leur trouver des stages. Ensuite, avec Carla on va essayer de voyager un peu mais notre croisieriste habituel, Vincent Bolloré, n'est pas disponible cette année. Les journalistes d'i Télé et Canal Plus bloquent le yacht et Morandini a déjà réservé. Tapie a dû rendre celui que je lui ai offert. Dans la station spatiale, il y a déjà un français. Trop tard. Ah, la vie de simple citoyen, vous savez, est bien compliquée "

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14 novembre 2016

Patatras ?

Oops la plantade magnifique ! Quelle claque !

Donald Trump vient d'être élu, sans discussion et comme parfois aux USA, au système électoral inextricable, avec moins de suffrages que son adversaire.

Qui l'eût cru ? Quand la raison, la modération, l'expérience, appuyées par les médias et les sondages se trompent à ce point, c'est effrayant ou comique. Nous opterons pour la seconde option.

Elu ou pas, la campagne a été abjecte, en grande partie par la faute du nouvel élu, mais, "oint du peuple", c'est maintenant le président des Etats-Unis et il faut composer avec.
Mais certains s'interrogent : doit on laisser le volant d'une Ferrari à un chauffeur ivre et sans permis? L'Amérique de Trump n'est pas l'Italie de Berlusconi. Nous ne savons pas comment il se comportera, ce qu'il fera. Se présidentialisera-t il ? probablement, ce que semblent montrer les premiers jours.

Déjà la parole raciste s'est libérée ici ou là contre les musulmans et les latinos, les actes xénophobes apparaissent. C'est évidemment très inquiétant. On l'avait constaté au lendemain du Brexit. Les politiques devront se montrer à la hauteur pour endiguer les mauvais penchants enhardis par la violence de la campagne.

En revanche, je ne suis pas partisan des manifestations qui sont apparues dans toutes les grandes villes côtières et il faudra peut-être que Trump, aidé d'Obama, parle aux militants démocrates déçus pour les rappeler à l'ordre. Mais il est possible aussi que Trump réalise l'énormité de ce qu'il a dit durant la campagne, l'énormité de la tâche qui l'attend et prenne en compte les peurs ressenties par la moitié de la population.

La démocratie teste effectivement toute sa souplesse avec un homme qui n'a jamais fait de politique mais a beaucoup fréquenté le sérail politique.

Et puis, même avec tous les pouvoirs (Congrès et Cour Suprême), l'action de Trump sera limitée par des garde-fous au sens propre et figuré. Plutôt que va-t-en guerre, l'Europe risque de voir une Amérique isolationniste qui la laissera face à ses démons et ses contradictions, notamment au Proche et Moyen Orient et face à la Russie.

Entre temps, passée la première surprise, les marchés ont bien réagi. Une politique de grands travaux peut faire remonter les taux et infuser un peu d'inflation dans l'économie américaine ce qui ne serait franchement pas du luxe, sous surveillance de la FED. Un salaire minimum horaire à 10 dollars au lieu de 7, montant inchangé depuis des décennies, semble aller dans le bon sens ...

Si les déficits ne sont plus une préoccupation du Congrès, tout sera possible ! A suivre.

Ne souhaitons pas, par dépit, des scandales, des faux pas à longueur de temps, débouchant sur un impeachment car ce qui fragilise les USA nous fragilise par ricochet.

Les caricaturistes vont s'en donner à coeur joie pendant quelques années, les premiers tee-shirts Michelle Obama 2020 ont été imprimés mais surtout, souhaitons, comme l'ont fait élégamment Obama et Hillary, plein succès à Trump et aux USA.

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06 novembre 2016

Sacrés candidats, dis donc !

Le bureau de Washington de Non mais sans blog ! a pu interviewer in extremis les deux candidats américains en off avant le jour fatidique.

NMSB : "Bonjour Mr Trump, merci de trouver le temps entre deux meetings de répondre à nos questions. Donald, n'avez vous pas l'impression d'avoir transformé la campagne en Disneyland ?"

DT : " J'ai beaucoup d'argent, je ne paie pas d'impôt, je séduis toutes les femmes même celles qui ne veulent pas, je construis des tours grâce aux mexicains que je fais expulser ensuite. C'était déjà Disneyland bien avant que je me lance en politique."

NMSB : " Vos premières mesures comme président ? "

DT : " Dès le 21 janvier 2017, je fais interdire le latino et le gréco au lycée, organiser un concours de miss sur les pelouses du Lincoln Memorial, déménager ensuite le bureau ovale dans la Trump Tower"

NMSB : " Et vos premiers voyages à l'étranger ?"

DT : " Certainement pas l'Angleterre car certains lords voulaient m'expulser à peine arrivé sur le tarmac d'Heathrow, pas les Philippines non plus, on m'a dit que c'est devenu dangereux si on est malhonnête. Pour la Corée du Nord, j'attendrai la deuxième année de mon mandat. J'ai dit beaucoup de mal de tout le monde pendant cette campagne donc l'échantillon de destinations est limité mais j'espère qu'une fois devenu Président des Etats-Unis, St Kitts et Nevis, la Barbade ou le Honduras me laisseront passer."

NMSB : " Votre souhait le plus cher ?"

DT : " Quand j'aurai gagné, j'espère que Mme Clinton m'enverra un e-mail de félicitations de sa messagerie personnelle !"

NMSB : " Comment allez vous vous y prendre pour rendre à l'Amérique sa grandeur ? "

DT : " D'abord je vais arrêter de dire des conneries mais pour cela il faut m'élire et éviter le retour des Billary à la Maison Blanche ! Je compte changer de coiffeur, supprimer les impôts même pour les autres, liquider Goldman Sachs, fermer Wall Street, éradiquer la clique d'Hollywood, bâtir un golf dans le cimetière d'Arlington, enfin passer à la vitesse supérieure, en interdisant le port du casque dans les matchs de football américain, en initiant les enfants au lance-roquettes dès la maternelle en cas d'attentat, en mettant Melania à la rédaction de mes discours, Ivanka au budget et mes fils au secrétariat d'Etat à la chasse. J'attendrai un délai de décence pour mettre mon portrait sur le Mont Rushmore."

NMSB : " Rien au sujet de la Chine?"

DT : " Ah si bien sûr ! ériger un mur sur notre frontière commune, avec des pierres de la Grande Muraillle, sans cela l'Ohio continuera de perdre des emplois dans la blanchisserie et la riziculture".

NMSB : " Les pauvres et les minorités ne vous ont rien demandé ?"

DT : " Je ne me souviens pas et puis, je ne suis pas Sanders, je ne leur ai rien promis "

NMSB : " Viendrez vous en France ?"

DT : " Le Donald se mérite. Les français ne m'aiment pas. Vous attendrez. A quoi bon être grincheux, mal élevé, lutiner le cotillon si vos compatriotes préfèrent cette momie d'Hillary ! Un hôtel Trump sur les Champs Elysées, that would be f...ing glamourous, no !

*****

NMSB : " Et vous Hillary, vos premières mesures ?

HRC : " Après la prestation de serment, virer le patron du FBI après lui avoir fait avaler son rapport d'enquête, bombarder tout ce qui bouge au Proche et Moyen Orient, sauf Israël si possible et l'Arabie Saoudite, me mettre sur liste rouge pour ne pas avoir Bibi Netanyahu tous les cinq minutes au téléphone, débuguer l'Obamacare, nommer un 9e juge à la Cour Suprême bien libéral pour faire basculer la majorité, mettre tous les jeunes de plus de 18 ans, de toutes les couleurs y compris les anciens prisonniers sur les listes électorales pour doubler l'électorat démocrate...Ah oui j'oubliais, remercier les Obama et mettre du Beyoncé sur le répondeur téléphonique de la Maison Blanche".

NMSB : " Quel rôle pour Bill ?"

HRC : " Sortir les chiens, animer la section cuivres de l'orchestre de la Maison Blanche, concevoir un deuxième musée à Little Rock, proposer des amnisties, gérer ma messagerie, manager les stagiaires hommes..."

NMSB : " Et votre fille dans le dispositif ? "

HRC : " Chelsea aura tout l'Arsenal nécessaire pour me succéder en 2020"

NMSB : " Vous croyez à la victoire? "

HRC : " Moins depuis que l'équipe de campagne de Trump lui a fermé son compte Twitter pour éviter une dernière boulette !"

NMSB : " Quand viendrez vous en France, vous faîtes l'unanimité de par chez nous ?"

HRC : " Je dois m'occuper de Poutine first, récupérer la Crimée, libérer l'Ukraine, stabiliser la Syrie et installer un gouvernement en Lybie. Donc, je suis bookée jusqu'au mois de mai 2017. Cela tombe bien, vous aurez eu votre élection, je viendrai relancer le traité transatlantique, ne me faites pas le coup de la Wallonie, hein !".

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24 octobre 2016

Reconversion au 1600 Pennsylvania Avenue

Non mais sans blog a eu le privilège de pouvoir interroger en exclusivité Barack Obama, alias Potus, sur l'après 20 janvier 2017.

NMSB : 'alors Barack, content de poser le sac ?'

BHO : ' you bet ! ne plus voir tous ces sénateurs républicains, Bibi Netanyahu, le patron de la NRA, what a foot ! un seul regret, je n'ai pas eu le temps de faire connaissance du président philippin ! '?

NMSB : ' vous préparez la vie d'après la Maison Blanche alors  ?'

BHO : ' yes, j'ai même pris un coach'!

NMSB : ' et qu'est ce qu'il vous dit?'

BHO : ' après 55 ans, ça ne va pas être du piece of cake car sur le résumé, c'est surtout le dernier job qui compte pour retrouver du boulot. Sinon, il faudra aller pointer chez Steve Jobs, notre Paul Emploi à nous '

NMSB : ' avec les enfants encore à la maison, il va falloir vous bouger !'

BHO : ' oui mais je ne veux pas m'engluer comme faux bénévole dans des processus de paix comme Tony Blair ou faire des conférences mercenaires à 100 000 dollars comme Clinton ou Sarkozy'

NMSB : ' alors quoi ?  reprendre le barreau ?'

BHO : ' le basket et le golf ne seront pas suffisants à m'occuper. Ecouter Beyoncé en boucle non plus. Michelle voudrait que je visite enfin le Kénya et puis que je commence à préparer sa campagne de 2020. Logique d'avoir une femme noire présidente après 43 hommes blancs, un homme noir et une femme blanche non !'

NMSB : ' vous pensez qu'Hillary va l'emporter ?'

BHO : ' yes parce que les gens se rendent compte que même un congrès à majorité républicaine bloquerait Trump pendant son mandat ! Ce serait la paralysie pour le pays et l'apoplexie pour Donald'

NMSB :' et le community service comme à Chicago ?'

BHO : ' il faudrait que je commence par le faire chez moi ! car Michelle, ma belle, parcourt en tous sens le pays contre l'obésité et pour la dignité des femmes. Qui va garder les kids ?'

NMSB : 'bon, il faut l'avouer, nous allons vous regretter même si vous ne vous êtes jamais beaucoup préoccupé de l'Europe et avez essayé sournoisement d'étendre l'hégémonie économique américaine à coups de traités transatlantiques et de pénalités monstrueuses '

BHO : ' Ah yes, les drones et les chataîgnes pour le Moyen-Orient, les prunes et les amendes pour l'Europe ! don't worry, ce sera moins glamour mais Hillary va faire le job et vous aurez Bill en prime, vous ne vous ennuierez pas, for sure ! Et puis, j'écrirai peut-être mes Memoirs comme votre Président... mais sans l'aide de journalistes '

 

 

 

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14 octobre 2016

L'étau négatif

Malgré la prise de conscience mondiale en 2008 des méfaits de la finance débridée, malgré les efforts en matière de régulation et de surveillance des deux côtés de l'Atlantique, peu de chose a vraiment changé.

Les paradis fiscaux sont toujours là et bien là pour deux raisons simples : il est très difficile de dénouer plusieurs décennies de pratiques juridiques et bancaires en quelques années et surtout les deux principaux consommateurs de montages sont les USA et le Royaume Uni qui sont eux mêmes des paradis fiscaux (Delaware, Nevada, BVI, îles anglo-normandes et Londres..)!

Les 3 grandes agences de rating continuent de prospérer au milieu de conflits d'intérêts et tous les contrats financiers continuent de s'y référer.

Les bonus demeurent plantureux même s'ils se font plus discrets (limités à une année de salaire fixe pour les pays les plus réprimandeurs).

Les réformes achoppent sur la mise en oeuvre (cloisonnement, séparation des activités retail et marché).

Enfin et surtout, les bulles couvent sous la cendre un peu partout (prêts à la consommation, prêts étudiants, cartes de crédit, même l'immobilier et évidemment, la dette souveraine de nombreux pays européens et des USA (> PIB)...).

Ce qui est vraiment nouveau, en tous cas pour les moins de 60 ans, ce sont les taux d'intérêt négatifs des emprunts avec comme corollaire une épargne pas ou misérablement rémunérée.

Bien sûr, les taux nominaux des prêts, les coupons des obligations demeurent > 0% mais les rendements actuariels sont eux négatifs (-0.10%, -.030%..) dans de nombreux pays d'Europe, au Japon et aux USA.

Ce n'est pas sain et pas seulement parce que la théorie financière ne s'y retrouve pas. Un taux d'intérêt sert à rémunérer un risque et le prix du temps. Pas d'intérêt voudrait dire que notre monde financier est sans risque. On voit bien toute l'absurdité.

La faute en incombe essentiellement aux banques centrales qui ont noyé les économies sous la liquidité comme une brigade de sapeurs pompiers éteint le feu d'un bâtiment sous un déluge d'eau, achevant de le démolir. Ayant acheté des titres en masse, la BCE a fait chuter les taux actuariels des titres jusqu'à devenir négatifs (les achats provoquant mécaniquement la hausse des prix des titres donc la baisse des rendements).

Avec plus de 2 000 milliards € de dette, l'économie de frais financiers pour les gros emprunteurs que sont la France ou l'Europe du Sud se comptent en dizaines de milliards, presque autant que certains budgets (Défense ou Education), oxygène bienvenu mais qui n'incitent pas à la vertu budgétaire. Payer ses dettes n'enrichit plus. Il reste quand même le capital à rembourser !

Les économies atones ne redémarrent pas (le prix du baril en est une des manifestations, l'incertitude apportée par le Brexit, les perspectives électorales paralysantes, l'inflation (quasiment) éradiquée, l'effet laminateur de l'économie internet sur les prix et les marges..) ou viennent juste de retrouver leur niveau de PIB d'avant la crise de 2008.

Seul le carnet commandes rempli des entreprises pourrait faire repartir l'activité ou les inciterait à investir.

Le levier dérisoire des banques centrales (hausse des taux de 1/4 de point par ci, 1/4 de point par là) n'est en prise que sur la sphère financière pure (arbitrageurs, hedge funds, banques et compagnies d'assurance) qui, brassant des milliers de milliards, finissent par s'y retrouver au moindre frémissement dans un sens ou l'autre.

Les banques préfèrent prêter à taux négatifs à la BCE (qui pénalise le dépôt de monnaie centrale (-0.4%) et leur prête en retour à 0%) plutôt qu'à l'économie ou bien alors, uniquement aux Etats et aux grands corporates pour entretenir la relation, toujours l'aversion aux risques !

Les assureurs de leur côté, craignent la remontée des taux (coup d'envoi par les Etats-Unis à la fin de l'année?) et le retrait massif des assurances-vie pour des placements plus lucratifs ainsi que la dépréciation en valeur de leur portefeuille de placements.

Les trésoriers d'entreprise s'ennuient ou se désespèrent et reprennent des risques inopportuns (sur le franc suisse, le dollar ou la livre sterling... ). Plus de grain à moudre, pas la plus petite courbe de taux pour swaper. La tentation de l'effet de levier est forte alors qu'il convient plutôt de prendre son mal en patience, de servir du dividende, de chouchouter ses actionnaires, de payer par anticipation sous escompte ses fournisseurs et aussi de garder de la liquidité ou bien l'investir dans des projets créateurs de valeur (au coût du capital au moins) et donc de croissance.

Les particuliers ont renégocié tous leurs prêts immobiliers autour de 1% tout en payant du découvert non autorisé à 15%.

Les Bourses se traînent (CAC -5% depuis janvier).

Les banques demeurent assiégées par les évolutions réglementaires, l'intermédiation (leur coeur de métier), mal rémunérée (d'où l'inflation de commissions pour compenser), la bouderie subséquente de leurs clients volages, la concurrence des Fintech, le désamour des investisseurs (la banque est une des industries les moins rentables en Europe), les restructurations de leur réseaux, toutes fragilités accrues par l'Oncle Sam qui veut régenter plus que jamais la planète économique (FATCA, TAFTA, embargos, amendes mahousses, hégémonie du dollar), et Donald ou Hillary n'y changeront rien.

Bref, un panorama général peu engageant alors qu'un gros doute subsiste sur la solidité des banques systémiques et pas seulement les banques allemandes ou italiennes qui défraient l'actualité et effraient les observateurs. 40 ou 60 milliards € de fonds propres face à 2 000 ou 3 000 milliards € de total de bilan et 10 000 milliards de hors bilan. Pas besoin de faire une analyse très poussée pour sentir un léger frisson nous parcourir l'échine.

Tout cela n'est pas sain, n'est pas durable certes mais les taux ne font que baisser depuis les années 80. Qu'est ce qui empêcherait ceux-ci de s'enfoncer un peu plus en terre inconnue (territoire négatif) ?

Impuissance des banques centrales, impuissance des politiques à tracer l'avenir ou simplement mettre en oeuvre les annonces des G20 successifs. Bigre ....mais bon le pire n'est jamais sûr, et, note d'optimisme, des capteurs anti-tsunami et quelques coussins ont été placés ici ou là pour amortir les inévitables futurs chocs,, les pertes seraient mieux réparties, les acteurs mieux préparés à faire face à des scénarios catastrophes qu'il y a dix ans.

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09 octobre 2016

Ouf!

Les élections américaines ont commencé. Dans ce scrutin incompréhensible pour nous, unique où chaque Etat a son propre mode de sélection, où l'on vote pour dix personnes à la fois (Président, parlementaires, shérif de comté, juge...), les premiers votes ont été mis dans les urnes.

Le Parti Républicain n'aura donc pas d'autre candidat que 'le Donald' à présenter et Hillary sera dans quatre semaines la première femme à la tête du plus puissant pays du monde. Même les Démocrates contesteraient si les Républicains débarquaient Donald avant l'élection pour le remplacer ! Un tel adversaire c'est pain-bénit !

Comment ce pays qui nous est si cher peut-il nous servir une soupe électorale aussi infecte ? Comment le Grand Old Party a -t-il pu en arriver là, incapable de faire émerger un homme politique d'envergure depuis Bush père ?

Aussi incroyable que cela puisse paraître, on peut briguer la magistrature suprême sans être disqualifié en injuriant littéralement le Président en exercice, son concurrent, les étrangers, les minorités, les musulmans et les femmes, leur rôle supposé dans la société et même leur physique.

Mais la ligne rouge vient d'être franchie par Trump : faire l'apologie de l'infidélité, du harcèlement sexuel condamne politiquement là bas un individu aussi sûrement que s'il voulait réformer le 2e amendement sur les armes ou encourager l'avortement.

Aux USA, parangon à la fois de la pornographie et du puritanisme, le sexe hors mariage et le harcèlement ont coûté leur carrière à bon nombre de politiciens surtout s'ils se sont accompagnés de mensonges. Seules exceptions, JF Kennedy et Bill Clinton dont la virilité insoupçonnable de commandants en chef jointe aux comportements exemplaires d'épouses admirables ont sauvé la mise.

Mais le Donald n'est pas encore oint par le suffrage universel et sa grossièreté et son outrance ont fini par fatiguer ses supporters les plus acharnés.

Même Arnold Schwartzenegger, s'est choqué des propos passés du candidat Trump, c'est tout dire !

John Mc Cain, ancien candidat républicain en 2008, critiqué par Trump pour s'être fait capturer et emprisonner pendant cinq ans au Vietnam quand Trump s'était fait réformer pour un cor au pied, a, lui aussi, fini par jeter l'éponge.

Tous les gens compétents et modérés du Parti Républicain, qui avaient fini par se résoudre à rallier le candidat sorti en tête des primaires afin de crédibiliser sa candidature et ne pas rester quatre ou huit ans loin de l'assiette au beurre, sont aujourd'hui consternés. This is a big embarrassment, a disgrace comme on dit du côté du Potomac !

Dans un (rare) message de contrition de petit garçon pris en faute, Trump 'sexe plique et sexe cuse' tout en laissant penser qu'il contre-attaquera en évoquant lors du prochain débat les frasques de Bill devant son épouse.

Un nouvel exemple d'inélégance en perspective qu'Hillary ne manquera pas, si besoin est, de retourner à son avantage ! Après tout, ce n'est pas Bill qu'on élit.

Après huit années d'Obama au comportement privé et intellectuel impeccable, le contraste est vraiment flagrant mais le bon sens prévaudra le 8 novembre prochain. Car il n'y a pas 100 millions de jusqu'au-boutistes aux Etats-Unis prêts à faire imploser le système et plonger dans l'inconnu par désespoir.

Trump est bien son meilleur ennemi et tant mieux pour l'Amérique. Il est possible dans son for intérieur qu'il ne veuille surtout pas être élu, se sentant incapable de gouverner. Depuis un an, il bénéficie à bon compte d'une couverture planétaire pour la marque Trump. Il a en fait déjà gagné en rabaissant son pays.

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04 octobre 2016

Référendums

On savait depuis l'époque du Général que les référendums étaient périlleux.

L'actualité récente (Brexit (sortie ou non du Royaume-Uni de l'UE), Hongrie (pour ou contre l'immigration), Colombie (ratifier ou non l'accord avec les FARC qui arrête 55 ans de guerre civile)...) le confirme.

Il est plus facile de convoquer mille parlementaires qui n'ont pas le choix, convoyés solennellement en bus climatisé, pour siéger en congrès que de faire sortir un dimanche un citoyen lambda de chez lui pour aller aux urnes, sur un sujet souvent mal maîtrisé, même un jour de pluie.

Quels en sont les enseignements ?

- l'électeur convié à se prononcer soit ne comprend pas la question soit répond à côté (plébiscite pour ou contre celui qui a posé la question).

- seuls les opposants, les militants du refus, les gens déterminés donc généralement hors du camp au pouvoir se déplacent et la participation est le plus souvent faible, donnant un poids considérable aux votants (en Colombie un citoyen sur six a pu faire achopper (temporairement espérons le) le processus de paix)

- le référendum de confort, facultatif (type Brexit) est à proscrire. On ne réveille pas gratuitement et impunément le mécontentement qui dort.
Seuls les motifs inscrits dans la Constitution sont recevables pour prendre le risque d'organiser un référendum.

- un homme politique briguant les suffrages et promettant de consulter le peuple à chaque question importante doit être écarté au profit d'un(e) autre, digne de ce nom, mettant en oeuvre un programme clair.

- le réferendum n'est pas une assurance contre les mouvements de rue. On peut avoir les deux !
La consultation accentue les clivages dans l'opinion publique et peut déborder.

- il n'y a pas de bon timing mais on déconseillera de le faire en fin de mandat quand l'impopularité est élevée.

- la pédagogie des promoteurs en direction de la population est essentielle mais prend du temps, consomme des moyens et peut ouvrir la boite de Pandore des frustrations latentes.

- la question doit être limpide et tenir en moins de 10 mots. Un seul sujet à la fois. En cas d'impossibilité ou de formule alambiquée, s'abstenir de l'organiser.

- faire revoter le peuple jusqu'à ce qu'il réponde dans le sens voulu par les Autorités (France sur l'Union Européenne en 2005) n'est pas très sérieux ni respectueux !

Alors faut il le supprimer ?

S'il est déjà inscrit dans la Constitution, on peut l'y laisser sans y recourir. Si on veut le retirer, le bon sens veut qu'on ne le fasse pas par référendum !

S'il n'y est pas, on veillera à ne pas l'inscrire ou alors, pour un usage très cadré (sujets de souverainté nationale. et surtout pas de société...).

Quand les politiques sont clairs sur leur programme et décidés à l'appliquer, que le Parlement joue son rôle sans blocage, bref que la politique est revalorisée, il y a alors peu de raisons de consulter le peuple en dehors des élections.

Entre les dictatures qui s'en passent fort bien et la Suisse qui y recourt tous les quatre matins avec des résultats contrastés, il faut trouver un modus referendi.

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17 septembre 2016

Culot yankee

J'adore les Etats-Unis et certains américains, amis ou croisés dans le travail. De sacrés tempéraments !

Mais le modèle US (y en a t il un seul d'ailleurs?) ne donne pas envie.

Le coup de la solidarité de 180 grands patrons autour d'Apple, vent debout contre le redressement fiscal réclamé par l'Union Européenne est le dernier avatar en date de l'hégémonie US.

Jamais le soft power américain ne se sera autant développé que sous les deux mandats d'Obama.

Retrait d'Irak et d'Afghanistan, refus de bombarder la Lybie, désengagement militaire au Moyen Orient (avec utilisation massive de drones), refus de confronter la Russie, certes tout cela peut se justifier mais le Président américain, prix Nobel de la paix, aura en revanche privilégié l'expansion économique de son pays tous azimuts (règlement bancaire FATCA imposé aux banques de la planète obligées de dénoncer leurs clients américains au fisc de l'Oncle Sam dont les banques récupéreront ensuite les avoirs, projet de traité transatlantique, il est vrai assez mal engagé, amendes gigantesques contre les banques locales et étrangères qui ont violé l'embargo décrété par les USA (BNP), contre les banques cupides (Deutsche Bank) ayant propagé la crise de subprimes initiée avant tout aux USA par les américains eux mêmes...).

Bref, extra territorialité à tous les étages. Seule la Chine et la Russie résistent, avec quelque succès.

Vous travaillez en dollars (inévitable à l'international), vous vendez des produits yankees (CDS, MBS...), allez hop à l'amende ...Chantage à l'accès au marché US.

Et quand l'Europe, timidement, réalise que le GAFAM (Google, Amazon, Facebokk Apple, Microsoft) s'essuie les pieds sur notre marché de 500 millions de consommateurs sans payer un fifrelin d'impôt, parce que l'Irlande (PIB 26%!!! en 2015) dans une dérisoire fuite en avant, abandonne toute souveraineté pour gagner quelques milliers d'emplois délocalisables, alors là les entrepreneurs américains montent au créneau!

Au passage, où étaient les entreprises européennes il y a deux ans pour venir à la rescousse de la BNP ? Tout le
monde regardait sous la table de peur de perdre la fameuse licence US. Et aujourd'hui, on peut imaginer que la BNP 'espère' que Deutsche Bank sera lourdement racketée. Dramatique.

Que les géants du numérique et autres fabricants de pneus bas de gamme aillent réaliser leurs profits en Amérique Latine, en Afrique ou en Asie et ils verront si le contexte des affaires européen, les infrastructures, l'état de droit ne méritent pas quelques taxes.

Dirigeants européens, de grâce, tenez bons par égard pour nous, citoyens. Nos amis américains ne respectent rien tant que la force. Ne lâchez rien. En plus, nos amis anglais ne sont plus là pour appuyer en sous main les initiatives d'outre atlantique. Pas d'excuse.

Demain, quel que soit le résultat de l'élection de novembre, le soft power continuera avec plus ou moins de brutalité.

Nous n'avons rien à craindre du chantage à l'investissement et à l'emploi et les américains ont largement autant besoin du
marché européen que nous du leur.

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12 septembre 2016

Quand le naturel revient au Gabon...

Situation tragique au Gabon ...Plutôt que de pleurer,  prendre parti ou donner des leçons, sur une situation trop souvent vue en Afrique, il reste l'humour et les calembours. Quelques échantillons :

Le Gabon trépigne.
On dit qu'Ali Bongo n'a pas toujours pas été un bon gars mais il fait bunga bunga depuis son élection.
Pas de bingo pour Ping ni de big bang au Gabon.
Partisans et opposants à Ping s'empoignent.
Quand Ping renverse la table...
Le gong a sonné pour Ping.
Si Ping se loupe attention aux turbulences.
Dans le clan Bongo ' ce n'est pas Ping!   ...ouf!'
Kidnapping du côté du Haut Ogooué
BBQ au camp Ping
Allez Bongo, Ondimba avec le diable même avec une grande cuiller
Origines chinoises de Ping :   Ci-gît Ping!   Ciao Ping (Deng)
Clan Bongo :                       ''il faut qu'il se taille, Ping !''
Ping de passage en Bourgogne : ''Mieux vaut un bon aligot qu'un Ali Bongo''
etc etc
A vous de jouer en souhaitant une issue heureuse à nos amis gabonais sur place et à l'étranger.

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27 août 2016

Burkini on the rocks

Rien de tel qu'un été torride et une pré campagne présidentielle pour échauffer les esprits.

A-t-on jamais vu sujet plus ridicule enflammer l'opinion publique, le web et surtout les politiques que cette querelle du burkini ?

D'abord qui connaissait le burkini, combinaison (si j'ose dire) de la burqa et du bikini ? je le confesse, pas moi!

Ah si Sonia Rykiel nous l'avait tricoté en maille avec des rayures multicolores, on n'en serait pas là !

Quand on est paresseusement étendu sur le sable, en petite tenue, toute cette agitation de gens habillés (femmes couvertes, policiers en tenue...) donne chaud et est incompréhensible.

La mer, les vacances sont synonymes de liberté. Aller quereller sur des choses aussi futiles montre à quel point notre vieille société est à bout et se cherche. Nous sommes la risée internationale.

Arrêter, décréter, légiférer sur un vêtement n'a aucun sens. Où et quand s'arrête t on ? A partir de quoi l'ordre public est il menacé ?

Le Conseil d'Etat, espérons le, vient de siffler la fin de la récréation en tirant l'oreille d'édiles un peu surmenés et annonce un retour aux sujets sérieux.

Hommes grenouilles, surfeurs frileux, religieuses à la plage, prêtres et rabbins en soutanes, grand-mères revêtues de fichus et vastes robes ne pourraient plus peupler nos littoraux ? Je me souviens de mon père et de mon oncle, allergiques au soleil, qui allaient nous déposer à la plage et restaient quelques minutes en costumes cravate et chapeau !

Sea, peace and sun ! Laissons chacun s'habiller et en premier lieu, les femmes, comme ils/elles l'entendent. A chacun sa pudeur, son confort vestimentaire.

Ce message vaut aussi pour l'autre côté de la Méditerranée où quelques maniaques exacerbent les passions et stigmatisent les femmes en bikini sur les plages du Maghreb. Tout cela participe du même obscurantisme et nous détourne du seul combat qui vaille, la lutte contre le terrorisme que ces polémiques invraisemblables nourrissent.

Tant qu'il y aura des gens pour penser que quelques décennies ou siècles d'occupation d'une parcelle de sol valent propriété exclusive, définitive et xénophobe alors que l'histoire du monde n'est que migration incessante, que certaines cultures sont supérieures aux autres, que la couleur de la peau a une incidence sur quoi que ce soit, alors nous aurons des poussées de fièvre périodiques. A charge pour nos élus d'apaiser, de raison garder et non d'attiser.

Les grincheux parleront de nouvel empiètement, de lâche abandon. Laissons le burkini tranquille et occupons nous plutôt du Burkina, de nos frères africains qui souffrent en toutes saisons.

 

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27 juin 2016

Arrête, tu Brexit !

Après la tentation de Venise ou plutôt de Mareil Marly, je me suis dit que quitte à revenir sur ce blog, autant que ce soit sur un sujet lourd : le référendum au Royaume Uni.

Comment croire que ce jeune homme bien peigné, ce gendre idéal, alors que rien ne l'y poussait hormis de petits paris politiciens, ait pu commettre la plus grosse boulette politique de l'après-guerre et même depuis Isabeau de Bavière au XVe siècle, épouse du roi fou Charles VI et qui avait failli livrer la France aux Anglais (déjà!). En un sextennat, David Cameron aura réussi : 

- la sortie du seul ensemble économique et politique cohérent, ô combien décevant, mais ayant le mérite d'exister, l'Union Européenne, si péniblement construite depuis soixante ans.

- l'accélération centrifuge de l'Ecosse (et de son pétrole) et de l'Irlande du Nord

- l'affaiblissement de la City dont nombre de banquiers rejoindront le continent dans les prochaines années

- l'effondrement de la livre sterling sans que George Soros ait eu à s'en mêler cette fois-ci (cf. 1992) avec renchérissement des importations et inflation

- la baisse des investissements dans les deux sens

- l'inquiètude des expatriés et des étudiants au RU et des retraités britanniques en Europe

- la baisse du tourisme et du shopping londonien

- l'arrêt des subventions européennes agricoles pour sa Majesté et le Prince Charles (ô shocking!)

- le déferlement d'insultes et de menaces, l'expression décomplexée du racisme dans les villes et villages contres les minorités asiatiques, polonaises, roumaines...pourtant aussi essentielles au fonctionnement du pays que les mexicains en Californie et au Texas, alors que les Brits ont essaimé partout dans le monde et s'y sentent comme chez eux,

- les déchirements entre pro et anti Brexit, 

- une succession tory non préparée (qui voudrait confier le pouvoir à Boris l'opportuniste favorable à l'UE il y a peu et à Nigel (Farage), mal préparé et coupable de mensonges éhontés durant la campagne ?),

- l'incompréhension du reste du monde (et du Commonwealth) pour cette sortie de l'Europe qui apparaît malgré tout comme un rempart à la guerre à la dictature, une zone de prospérité et de droit et une raison d'espérer,

- and, cherry on the pudding, hors référendum, une politique proche orientale effarante (Lybie, Syrie..)

Bref, le jeune David restera comme un des dirigeants les plus calamiteux de l'histoire moderne en laissant un royaume fortement désuni, affaibli, coiffé d'une royauté à bout de souffle, coupée des réalités, uniquement préoccupée d'anniversaires et de symboles, un désastre auprès duquel la dissolution chiraquienne invraisemblable de 1997 passerait pour une mauvaise blague.

Pour le RU, on ne peut trouver aucun aspect positif à cette mauvaise farce. Les hommes politiques locaux courageux, il y en a, de tous bords, devront rapidement monter au créneau (speak out) pour rassurer la population des deux camps hébétée et éviter l'éclatement. 

Pour les 27, en revanche, on peut espérer enfin un électrochoc, l'occasion pour les dirigeants de l'Union de redessiner un destin pour l'Europe, plus près des peuples, plus sociale, reprendre les traités. L'occasion aussi de voir grandeur nature les effets négatifs sur un pays sortant et donc de contrer un des arguments des droites extrêmes. Le pire serait de passer les prochaines années à dénouer l'imbroglio britannique et ne pas agir pour les autres pays. 

Bien sûr, il faudra tendre la main aux anglais, grande nation dont les apports scientifiques, sportifs et musicaux au monde ont été incommensurables. Nous français, peut-on leur reprocher de se croire plus grands qu'ils ne sont, notre pêché mignon, d'être nostalgique de leur grandeur passée ? Certes, on s'est beaucoup foutu sur la gueule depuis 1066 mais, en 1940, l'ardoise a été largement effacée par le comportement héroïque des Spitfire et des Hurricane.

A commencer par une gestion conjointe des migrants car on ne voit pas les Brits rejeter à la mer les boat people partis de Calais que les pandores français n'ont plus, en principe, à gérer.

En attendant, un dernier plaisir : boutons les anglais hors de l'Euro (le tournoi, pas la monnaie, ils n'y sont pas). Si les vaillants Islandais n'y arrivent pas, alors il faudra que les Bleus s'y collent ! 

 

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12 mars 2016

Insolites presque sans paroles !

Aphorisme du jour: Habiter près des rues Sisavath et Sithong et ne pas trouver un seul chausseur correct, c'est casse-pieds !

Good

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Posté par Phirob à 10:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]