2017 n'en finit pas d'égréner les grandes disparitions, Simone Veil, Jeanne Moreau, Jean d'Ormesson et maintenant Johnny Hallyday.

Je n'ai jamais acheté de disques de Johnny mais je connais presque toutes ses chansons, la plupart de grande qualité mélodique, avec des textes forts autour de "l'amouuur " et brillamment interprétées par cette voix puissante, unique, jamais passée par les conservatoires si ce n'est celui de la vie.

Aussi loin que je me remémore, il était là avec ses tubes de l'été, sa gueule d'ange puis de loup, enveloppant notre jeunesse et notre âge mûr, une longévité invraisemblable tant l'artiste ne s'économisait pas. J'entends encore les discussions pincées autour de moi sur son comportement "agité, peu convenable"...

Au diable ses errements fiscaux, son hygiène de vie destroy. Le gars était sévèrement burné, pour écrire trivialement et très chanceux.

Aujourd'hui, je suis frappé par l'émotion qui traverse la population française et francophone, celle des gens qui l'ont connu, un vrai chagrin. L'homme semblait être de grande qualité humaine (courage, humilité, générosité...).

Je regrette aussi de ne pas avoir assisté à l'un de ses concerts gigantesques, dignes des Rolling Stones en termes d'énergie et de mise en scène.

Ne boudons pas ces grands moments de communion et d'unanimité si rares en France (comme la mort du Général de Gaulle, celle d'Edith Piaf, les attentats pour les moments tristes, la coupe du monde de 1998 pour les événements fastes). Un hommage national me parait mérité. Il semble qu'on s'y prépare.

Je tremble en me réveillant le matin pour Delon, Depardieu, Belmondo...

Si la grande faucheuse pouvait laisser un peu de répit, qu'on puisse passer les fêtes de fin d'année tranquillement...